top of page
visuel Header_RESONANCES_site.png

7ème festival Claviers Duos RÉSONNANCES
de Ellington à Couperin

Il y a dans la musique des lignes invisibles.

Des correspondances secrètes, des filiations silencieuses, des échos qui traversent les siècles sans jamais s’éteindre.

 

Résonances est né de cette intuition.

À la Sainte-Chapelle, lieu de mémoire et de lumière, les œuvres ne se succèdent pas. Elles se répondent. Elles se frôlent, se prolongent, se transforment. De Couperin à Ellington, du clavecin au piano moderne, des formes baroques aux écritures du XXe siècle, une même énergie circule, intacte, insaisissable, essentielle. Ici, la musique ne se contente pas d’être donnée à entendre, elle se déploie comme une architecture vivante, un espace où chaque résonance en appelle une autre.

 

Ce que nous appelons ici retour aux origines n’est pas un repli.

C’est un mouvement. Une tension vers ce point de départ où tout commence, le geste, le souffle, la vibration première. Revenir à Bach, à la source, pour mieux entendre ce qui, en nous, continue de résonner aujourd’hui. C’est accepter que l’origine ne soit pas un point fixe, mais une matière en transformation, toujours prête à renaître dans le présent.

​

Le duo s’impose comme territoire d’élection.

Deux voix, deux corps sonores, deux présences. Entre elles, un espace, celui de l’écoute, du risque, de la circulation. C’est dans cet intervalle que la musique advient pleinement, dans ce fragile équilibre entre altérité et fusion. Le dialogue devient alors écriture, et la rencontre, une forme d’invention.

 

Tout au long du festival, les répertoires dialoguent sans hiérarchie.

Ils se déplacent, se contaminent, s’éclairent mutuellement. Une pavane de Ravel peut faire surgir l’ombre d’un motif ancien. Un standard de Gershwin peut révéler, en creux, une architecture héritée du baroque. Rien n’est figé. Tout est en devenir. Les styles ne s’opposent plus, ils se répondent, dessinant une cartographie sensible où les frontières s’effacent.

​

Le 28 juin, cette traversée trouve un point de cristallisation singulier avec une création mondiale autour des Variations Goldberg. Œuvre-monde, matrice infinie, elle est ici abordée dans une forme inédite à deux versions, comme si la musique, au lieu de se fixer, choisissait de se dédoubler, de se réfléchir, de s’ouvrir à d’autres possibles. Non pas une interprétation, mais une expérience. Une mise en abîme du temps, où l’écoute devient elle-même création. Dans la verticalité de la Sainte-Chapelle, où la lumière elle-même semble vibrer, chaque note devient trace. Trace d’un passé toujours présent. Trace d’un futur déjà à l’œuvre. Et dans ce dialogue silencieux entre pierre, lumière et son, quelque chose se transmet, au-delà des mots.

 

Résonances n’est pas un programme.

C’est une écoute.

C’est une traversée.

C’est une invitation à entendre autrement, à ralentir, à laisser advenir ce qui, en chacun, cherche à vibrer.

pierre-francois-blanchard-et-thomas-savy-donneront-un-concert-piano-clarinette-a-l-adagio-

RETOUR AUX ORIGINES

Jazz & Co

Vendredi 5 juin, 20h

Pierre-François Blanchard, piano

Thomas Savy, clarinette

Pierre-François Blanchard et Thomas Savy unissent leurs univers dans un dialogue rare, à la croisée des esthétiques et des époques.

Pianiste au jeu libre et profondément expressif, Blanchard déploie un langage nourri autant par l’écriture que par l’improvisation, tandis que Thomas Savy, clarinettiste aux multiples couleurs, explore toute la richesse de son instrument, du velouté le plus intime aux élans les plus incisifs.

De Gabriel Fauré à Keith Jarrett, leur programme trace une ligne sensible entre les mondes. Les mélodies de Gershwin, Ellington ou Cole Porter y côtoient l’élégance française, dans un jeu d’échos où les styles se répondent sans jamais se figer. Ici, la musique circule librement, traversant les frontières du classique et du jazz pour mieux en révéler les résonances profondes.

Le piano devient tour à tour écrin, souffle rythmique ou espace d’invention, tandis que la clarinette, tour à tour chantante, feutrée ou éclatante, prolonge la ligne, la détourne, l’embrase.

Pensé comme une traversée, ce concert met en lumière une filiation souvent invisible, celle qui relie la rigueur de la musique savante à l’élan du jazz. Improvisation, timbre, phrasé, tout devient matière à dialogue. Les compositions originales viennent prolonger ce chemin, inscrivant leur démarche dans une modernité vivante, en constante évolution.

Les héritages se transforment et se réinventent. Un moment suspendu, entre mémoire et création, où la musique se fait langage commun.

montage ste chapelle piano 1.png

LES PRODIGES

Samedi 6 juin, 20h

Racha ARODAKI, piano

Tatyana PROBST, soprano

Racha Arodaky et Tatiana Probst se retrouvent autour d’un programme qui met en lumière la richesse et la subtilité des mélodies françaises et russes, entre raffinement et intensité expressive.

De Fauré à Debussy, de Rachmaninov à Poulenc, ce concert explore un territoire où la voix et le piano ne font qu’un, portés par une écriture qui privilégie la nuance, la respiration et la couleur. La mélodie devient ici un espace d’intimité, où chaque mot, chaque inflexion, chaque silence participe à une dramaturgie délicate.

Le piano, sous les doigts de Racha Arodaky, déploie toute une palette de timbres, tour à tour enveloppants, lumineux ou suspendus, tandis que la voix de Tatiana Probst, souple et habitée, fait surgir les émotions avec une justesse saisissante. Dans les Vocalises de Rachmaninov, la voix se libère du texte pour devenir pure ligne, pure sensation, tandis que chez Fauré ou Poulenc, elle se fait murmure, confidence, éclat retenu.

Pensé comme une traversée sensible, ce programme fait dialoguer deux traditions musicales qui se répondent par leur exigence et leur profondeur. Entre élégance française et lyrisme russe, il dessine un paysage sonore d’une grande intensité, où la musique se révèle dans toute sa capacité à dire l’indicible.

Un moment suspendu, porté par deux artistes qui font de la nuance et de l’écoute un véritable art.

montage ste chapelle piano 2.png

MUSIQUE ET MOTS AU XXE

Lundi 8 juin, 20h

Vanessa WAGNER, piano

Arthur H, lecture

Vanessa Wagner et Arthur H proposent une traversée singulière où la musique et les mots se répondent dans un dialogue libre et sensible.

De Meredith Monk à Philip Glass, ce programme explore les territoires du minimalisme et de l’avant-garde américaine, là où le son devient matière, répétition, souffle, et où la voix, qu’elle soit chantée ou parlée, s’inscrit comme un instrument à part entière.

Au piano, Vanessa Wagner déploie un univers à la fois épuré et profondément habité, donnant à chaque motif une respiration, une densité, une lumière. À ses côtés, Arthur H investit les textes avec une présence singulière, entre narration, poésie et incantation, faisant surgir des images, des atmosphères, des fragments de sens qui prolongent et transforment l’écoute.

Entre pulsation hypnotique et suspension du temps, la musique de Philip Glass dialogue avec les explorations vocales et rituelles de Meredith Monk, dans une esthétique où la répétition devient variation, où l’économie de moyens révèle une intensité rare.

Pensé comme une expérience immersive, ce concert invite à une écoute différente, plus intérieure, plus attentive aux vibrations, aux silences, aux infimes déplacements du son et du langage.

Une rencontre entre deux artistes qui font de la scène un espace de liberté, où les frontières entre musique et parole s’effacent pour laisser place à une forme d’expression profondément contemporaine.

montage ste chapelle piano 3.png

MÉLODIES DE FRANCE, ARGENTINE ET JAPON

Vendredi 12 juin, 20h

Aya OKUYAMA, piano

Céline FLAMEN, violoncelle Grancino fils

Aya Okuyama et Céline Flamen proposent une traversée musicale où chaque œuvre devient une étape, un paysage, une respiration.

Au piano, Aya Okuyama déploie un jeu d’une grande délicatesse, attentif aux couleurs et aux résonances. À ses côtés, Céline Flamen fait entendre un violoncelle Grancino fils de 1710, monté en cordes en boyau, dont la sonorité profonde et organique apporte une présence singulière, presque charnelle, à chaque ligne.

Le programme s’ouvre avec Debussy, puis avec Fauré, l’émotion se fait plus intérieure.

Le passage vers Piazzolla marque un changement de climat. Il impose une tension rythmique intense, une énergie presque physique, où le violoncelle devient voix ardente, tandis que le piano en structure les élans.

Le programme s’ouvre ensuite vers d’autres horizons avec les mélodies populaires japonaises revisitées par Mainardi, où la simplicité apparente laisse affleurer une grande richesse de nuances et de timbres.

Enfin, avec Ryuichi Sakamoto, la musique atteint une forme d’épure. Le son devient matière, espace, respiration. Le piano et le violoncelle se fondent dans une écriture minimaliste où chaque note semble résonner longtemps après avoir été jouée.

Pensé comme un voyage entre les cultures et les sensibilités, ce concert révèle ce qui unit ces univers : une attention constante au timbre, à la ligne et au silence. Entre écriture savante et inspiration populaire, entre tension et suspension, il dessine un paysage sonore d’une grande poésie.

Un moment suspendu, porté par deux artistes qui font de l’écoute et de la nuance une véritable expérience.

montage ste chapelle piano 5.png

JULIE DEPARDIEU LIT COLETTE

Samedi 13 juin, 20h

Dana CIOCARLIE, piano

Gaëtane PROUVOST, violon

Julie DEPARDIEU, lectures

Julie Depardieu, Dana Ciocarlie et Gaëtane Prouvost proposent une immersion sensible dans l’univers de Colette, où la littérature devient matière vivante et dialogue étroitement avec la musique.

À travers Amoureuse, Julie Depardieu prête sa voix à une sélection de textes qui traversent toute l’œuvre de Colette. Elle en révèle la sensualité, la liberté et la modernité, dans une interprétation à la fois incarnée et délicate. Cette parole n’est jamais illustrative, elle est une présence, un souffle qui traverse le concert.

Autour d’elle, le piano de Dana Ciocarlie et le violon de Gaëtane Prouvost construisent un paysage sonore en constante transformation. Les œuvres de Ravel, de Falla et Dvoák ouvrent un espace de couleurs et de mouvements, entre élégance, danse et tension expressive.

Avec Boulanger et son Cortège, puis la Marche de Kreisler, la musique affirme une autre énergie, plus caractérisée. Schubert, dans sa Fantaisie, déploie une forme ample et lyrique, tandis que Poulenc et Weill apportent une écriture plus directe, où affleurent ironie et mélancolie.

Pensé comme une flânerie à travers les sentiments, ce concert fait émerger des échos entre les textes et les œuvres. L’amour, le désir et la mémoire deviennent des fils conducteurs, reliant musique et littérature dans une même intensité.

Une expérience où la voix, le piano et le violon se répondent pour faire entendre toute la richesse sensible de l’univers de Colette.

montage ste chapelle piano 6.png

4 MAINS

Dimanche 14 juin, 20h

Paolo RIGUTTO, Audrey LONCA-ALBERTO

piano

Paolo Rigutto et Audrey Lonca-Alberto se retrouvent au piano pour un programme à quatre mains où virtuosité, complicité et énergie se conjuguent dans un même élan.

Avec Gershwin, Un Américain à Paris et la Rhapsody in Blue ouvrent un univers vibrant, entre jazz et musique savante. Les rythmes syncopés, les élans mélodiques et les couleurs orchestrales transposées au piano font surgir une musique libre, pleine de mouvement et de contrastes, où l’esprit américain dialogue avec l’héritage européen.

À cette effervescence répond la Valse de Ravel, œuvre fascinante et troublante, où l’élégance du geste se mêle à une tension plus sombre. Sous leurs mains, la danse se transforme, se déploie, puis se fissure, révélant toute la richesse et l’ambiguïté de cette partition.

Pensé comme un jeu de miroirs entre deux univers, ce concert met en lumière toute la richesse du répertoire pour piano à quatre mains. Les deux pianistes y déploient une écoute constante, une précision partagée et une énergie communicative.

Un moment de dialogue intense, où la musique devient mouvement, pulsation et vertige.

montage ste chapelle piano 7.png

4 MAINS

Lundi 15 juin, 20h

Vanessa WAGNER, Béatrice BERRUT

Pianoforte Erard 1875

Vanessa Wagner et Béatrice Berrut se retrouvent autour d’un pianoforte Érard de 1875 pour un programme à quatre mains qui met en lumière toute la richesse sonore et expressive de cet instrument d’époque.

Ravel, Debussy, Satie et Fauré y déploient un univers de nuances et de couleurs, où la finesse du toucher et la transparence des timbres révèlent une autre écoute. Le pianoforte, avec sa palette plus intime et ses résonances délicates, redonne à ces œuvres une dimension presque originelle, proche de l’esprit dans lequel elles ont été conçues.

À quatre mains, les deux pianistes explorent un territoire de dialogue et de respiration partagée. Les lignes s’entrelacent, les textures se superposent avec fluidité, dans une écriture où chaque détail prend sens. Chez Debussy et Ravel, les jeux de lumière et de matière se déploient avec subtilité, tandis que Satie introduit une forme d’épure, presque suspendue. Fauré, enfin, apporte une élégance intérieure, faite de retenue et de profondeur.

Pensé comme une redécouverte, ce concert invite à entendre autrement ces pages emblématiques du répertoire français, dans une proximité renouvelée avec le son et le geste.

Un moment d’une grande délicatesse, où le temps semble suspendu, porté par la complicité et la sensibilité de deux artistes majeures.

montage ste chapelle piano 8.png

GET BACH

Jacqueline BOURGÈS-MANOURY, piano

Xenia JANCOVIC, violoncelle

Samedi 20 juin, 20h

Jacqueline Bourgès-Manoury et Xenia Jankovic proposent une rencontre singulière entre Bach et Schumann, où le regard romantique se pose sur l’héritage baroque pour en révéler de nouvelles résonances.

Au cœur de ce programme, Schumann revisite les œuvres de Bach, non pas dans une démarche de fidélité stricte, mais comme un dialogue intime avec une figure fondatrice. Il y projette sa sensibilité, son imaginaire, sa manière d’habiter la musique, transformant les lignes en paysages intérieurs.

Le piano de Jacqueline Bourgès-Manoury en déploie toute la richesse harmonique, tandis que le violoncelle de Xenia Jankovic, tour à tour chantant et profond, donne à cette relecture une dimension humaine et expressive. Entre rigueur de la forme et liberté du geste, la musique se réinvente dans l’instant.

Ce programme révèle ainsi un Bach filtré par le prisme de Schumann, où la structure devient émotion, et la clarté, une matière vibrante. Une manière d’entendre autrement ces œuvres, à la croisée de deux époques et de deux sensibilités.

Un concert qui interroge la mémoire de la musique et la manière dont chaque génération se l’approprie pour mieux la faire vivre.

montage ste chapelle piano 9.png

BAROQUE & CO

Julien BEAUTEMPS, accordéon

Thomas BRIANT, violon

Lundi 22 juin, 20h

Julien Beautemps et Thomas Briant proposent une rencontre singulière où l’accordéon et le violon baroque ouvrent un espace inattendu, à la croisée des styles et des époques.

Ici, pas de piano : l’accordéon devient souffle, orgue intime, instrument de résonance et de circulation. Entre ses plis, il porte autant l’architecture de Bach que les élans de Piazzolla, dans une continuité étonnamment naturelle.

Les sonates de Bach y trouvent une nouvelle matière, plus organique, presque vocale, tandis que Escualo de Piazzolla impose une énergie vive, tendue, où les lignes se croisent et s’embrasent. Avec Les Valseuses de Grappelli, le jeu se fait plus libre, plus joueur, dans une élégance qui regarde du côté du jazz.

Julien Beautemps, également compositeur, inscrit sa propre écriture dans ce parcours avec Rolls, pièce où l’accordéon déploie toute sa richesse rythmique et sonore. Thomas Briant prolonge ce dialogue avec sa Sonate pour la résurrection, œuvre habitée, traversée d’une tension intérieure et d’un souffle presque spirituel. Enfin, My Favorite Things vient clore ce programme dans une lumière plus ouverte, entre mémoire et réinvention, comme un fil tendu vers l’ailleurs. Pensé comme un laboratoire de formes et de timbres, ce concert brouille les frontières et fait dialoguer les esthétiques sans hiérarchie. Un moment d’une grande liberté, porté par deux artistes qui inventent, à chaque instant, leur propre langage.

montage ste chapelle piano 10.png

DE COUPERIN À MENDELSSOHN

Sébastien GRIMAUD, clavecin

Emilija KARALIŪTÄ–, KanklÄ—s

Samedi 27 juin, 20h

Sébastien Grimaud et Emilija Karaliutė proposent une traversée singulière, de Couperin à Mendelssohn, où les traditions se rencontrent et se réinventent. Au clavecin, Sébastien Grimaud fait entendre toute la finesse et la clarté du langage baroque, dans une écriture où chaque ornement devient geste, chaque ligne, respiration. À ses côtés, Emilija Karaliutė révèle les sonorités rares des kanklė s, instrument traditionnel lituanien aux résonances délicates, dont le timbre cristallin ouvre un espace inattendu.

De l’élégance française de Couperin aux élans plus romantiques de Mendelssohn, ce programme dessine un parcours sensible où les époques dialoguent à travers la matière sonore. Le clavecin structure, articule, éclaire, tandis que les kankls prolongent, colorent et déplacent l’écoute, comme une mémoire venue d’ailleurs.

Pensé comme une rencontre entre héritage et tradition vivante, ce concert explore les correspondances entre répertoires savants et racines populaires, dans une circulation libre et poétique. Un moment suspendu, où la musique se fait passerelle entre les mondes, portée par deux artistes qui en révèlent toute la fragilité et la lumière.

montage ste chapelle piano 4.png

LES VARIATIONS GOLDBERG

Jean-Luc HO, clavecin

Les Solistes Français en trio : Paul Rouger, violon - Vincent Dormieu, alto - David Harlé, violoncelle

Dimanche 28 juin, 20h

Avec les Variations Goldberg, Bach compose une œuvremonde, un édifice d’une perfection vertigineuse où chaque variation semble à la fois autonome et reliée à un tout plus vaste.

Ce 28 juin, cette œuvre trouve une forme inédite, dans une proposition artistique singulière : une alternance entre le clavecin et le trio à cordes, dans la version de Sitkovetsky.

Le principe en est simple et profondément révélateur. Le thème et chacune des trente variations sont d’abord exposés au clavecin par Jean-Luc Ho, dans leur écriture originelle. À chaque reprise, la musique se transforme : elle passe au trio à cordes, porté par Les Solistes Français, ouvrant une autre écoute, une autre matière, une autre respiration.

Ce jeu de miroirs ne propose pas une simple transcription, mais une véritable mise en perspective de l’œuvre. Le clavecin en révèle l’architecture, la précision, l’épure. Le trio à cordes en déploie la profondeur, la continuité du souffle, la dimension presque vocale.

Ainsi, la musique se dédouble, se réfléchit, se réinvente à chaque instant. Une même variation devient deux expériences d’écoute, deux états d’une même pensée musicale.

Dans cet aller-retour permanent entre les timbres et les formes, les Variations Goldberg apparaissent sous un jour nouveau : non plus comme une œuvre fixée, mais comme un organisme vivant, en mouvement.

Une création mondiale qui donne à entendre Bach autrement, dans toute la richesse de ses possibles.

Capture d’écran 2026-04-30 à 00.19.23.png

CLOTURE - LA SOLITUDE

LUNDI 29 juin, 20h

Jodyline GALLAVARDIN, piano

La solitude n’est pas un isolement. Elle est un espace.

Un espace intérieur où la musique se déploie sans filtre, sans détour, au plus près de l’essentiel. Avec ce programme de clôture, Jodyline Gallavardin propose une traversée intime, presque méditative, où chaque œuvre devient un paysage à habiter.

De Bach, elle fait entendre la verticalité, la clarté, cette architecture invisible qui structure le temps et l’écoute. Chez Lyapounov, la Rêverie du soir prolonge ce geste dans une matière plus onirique, suspendue, comme un crépuscule qui s’installe lentement.

Les Nocturnes ouvrent un autre monde, plus intérieur encore, fait de résonances, de silences et de lignes fragiles. Avec la Suite bergamasque de Debussy, la musique se fait lumière, oscillation, souffle délicat entre ombre et clarté.

Enfin, les songs de Gershwin viennent clore ce parcours comme une mémoire douce, presque familière. Une musique qui parle directement, sans détour, et qui, dans sa simplicité apparente, touche à quelque chose d’universel.

Dans ce programme, tout est affaire de respiration, d’écoute et de présence. Une solitude habitée, traversée par les œuvres, qui devient partage.

Un moment suspendu pour refermer le festival, dans une forme d’épure et de vérité.

CONTACT

EUROMUSIC
24 rue des Archives 
75004 Paris, France
01 42 77 65 65
contact@euromusicproductions.fr

MENU

SUIVEZ-NOUS, AIMEZ-NOUS

Instagram
Facebook
note double1_edited.png
bottom of page